Archive for the ‘Source : électricité’ Category

Une petite lampe très zen : la lampe au sodium basse pression

31 janvier 2016

Philips SOX-E 18 W - animation

Philips SOX-E 18 W – séquence de préchauffage.

Voici une lampe au sodium basse pression (ou LPS pour low pressure sodium), une espèce en voie de disparition qu’on reconnaît à sa teinte «orange pur».
La couleur rose est due au néon (avec un peu d’argon) qui permet l’amorçage. La séquence complète dure environ 10 minutes.

Jusque dans les années 60, l’éclairage public c’était ça : de l’orange bien orange. Et ailleurs, des lampes à mercure bleuâtres – pas d’entre-deux!

La lampe de 18W, illustrée ici, est un petit format (22cm de long quand même) destiné à éclairer une porte extérieure par exemple; les lampes d’éclairage public étaient bien plus longues et avaient des puissances en conséquence de 90 ou 180W.

L’inconvénient principal de ces lampes est qu’elles éclairent dans une teinte très précise du jaune (le mot qui fait savant : monochromatique). On voit «en noir et blanc» avec une teinte jaune : les blancs et les jaunes sont jaunes; rouges ressortent jaune foncé (gris) et les vrais gris aussi; les bleus comme les verts sont noirs; etc.

Donc même si elles ont un bon rendement, on voit mal.
Autre inconvénient : le temps de chauffe de plusieurs minutes.

C’était dans le top dans les années30, en même temps que les lampes à mercure moins efficaces mais qui éclairaient blanc-bleuté (certaines installation industrielles mixaient sodium basse pression et mercure : en résultait une lumière laiteuse, d’aspect très artificiel).

Toutefois dans les années 60 sont apparues les lampes au sodium haute pression, les lampadaires orangés qu’on voit absolument partout aujourd’hui et qui permettent de voir «en couleurs».

Les lampes à basse pression gardent quelques avantages, comme une bonne durée de vie, une absence de pollution lumineuse (appréciable pour les observatoires proches des villes) et un impact négatif sur les rythmes circadiens.

Aujourd’hui les leds (et quelques autres technologies) offrent une solution durable et très efficace qui font que cette sources lumineuse devient de plus en plus marginale.

Philips SOX-E 18 W - électrodes lors de l'allumage

Philips SOX-E 18 W – détail des électrodes lors des toutes premières secondes de préchauffage.

 

Philips SOX-E 18 W - séquence de préchauffage

Séquence complète de préchauffage (environ 10 minutes).

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Un peu de doré au plafond

5 novembre 2014

L’achat récent d’un canapé Ikea m’a donné l’envie d’ajouter une touche années 30 à mon salon — cette touche se traduisant tout naturellement par un luminaire ancien.

J’ai trouvé l’objet de mes rêves, un lustre doré au style victorien, typiquement américain, plutôt propre en dessous et bien poussiéreux au-dessus. Et surtout, avec les douilles et fils électriques d’époque : l’occasion pour moi d’en observer le câblage et de conserver un maximum de pièces d’origine.

luminaire-non-restaure

Démontage, nettoyage, recâblage complet, remontage… Voilà le résultat :

plafonnier-art-deco-1

plafonnier-art-deco-02

Ces lustres étaient destinés à recevoir des ampoules dépolies en forme de globes. Ces lampes d’époque étant introuvables et les reproductions coûtant 10 $ pièce, j’ai ajouté une laque satinée sur de simples ampoules claires modernes (globes G25 pour salle de bain). J’utilise un gradateur et les ampoules font 25 W, la laque ne devrait pas trop chauffer (en tout cas, ça ne sent rien).

J’ai aussi ajouté les deux pampilles qui semblaient manquer.

plafonnier-salon

Grâce au gradateur mural, ce lustre complète l’éclairage d’ambiance avec douceur, les autres petites lampes disposées tout autour de la pièce assurant une répartition homogène de la lumière.

Je n’aime pas les salons éclairées seulement par un lustre : les murs (là où se posent les yeux) restent sombres et la lumière crue est éblouissante. En revanche, si je dois passer l’aspirateur, les quatre ampoules 25 W à fond sont bien suffisantes.

Bricolage du week-end : une grille de défilement sous ma hotte de cuisine

7 avril 2013

Je suis locataire et utilise donc l’équipement qui venait avec l’appartement : baignoire, toilette, fenêtres,… et hotte de cuisine. Ma hotte est tout ce qu’il y a de plus basique : de la tôle pliée, un ventilateur avec filtres, et une ampoule nue. C’est tout : lorsqu’on se penche, ou lorsqu’on est simplement assis à table, on voit la tôle pliée et le « dedans » de la hotte, et l’ampoule nue vient nous éblouir.

D’où l’idée d’un bricolage simple et peu onéreux : l’ajout d’une grille de défilement.

Une grille?

Grille_défilement_02

Les grilles de défilement, quézako? Il s’agit généralement d’un « quadrillage » brillant ou blanc, qui dirige la lumière vers le bas et masque tout ce qui est au-dessus de la grille. On en voit souvent dans les bureaux, faisant partie de plafonniers fluorescents ou intégrées aux faux-plafonds. Les métros parisiens MF 77 en étaient équipés avant leur rénovation récente.

J’ai choisi la version nickelée pour éviter de mettre côte-à-côte deux blancs différents, celui du plastique de la grille et celui de la peinture de la hotte. Je voulais aussi diriger au maximum la lumière vers le bas, et l’esthétique de la grille argentée me plaisait. Celle que j’ai achetée et découpée (en photo) est fabriquée par Plaskolite; on la trouve en magasin de bricolage.

Et ce n’est pas tout : quelle ampoule?

Ces grilles étant en plastique, pas question d’utiliser une ampoule à incandescence qui les ferait fondre; je ne voulais pas non plus de lampe fluorescente compacte (CFL), je déteste leur lumière et elles ne durent jamais bien longtemps.

Mon choix s’est porté vers la lampe flamme de Philips : une teinte chaude (2700 K) et un excellent rendu de couleurs proche de l’incandescence (IRC = 92).

Ampoule_led_Philips

Ampoule à led Philips (source : Philips Lighting).

Comme cette lampe n’est pas très puissante (elle équivaut plus ou moins à une ampoule classique de 25 W), j’en ai mis deux en utilisant un adaptateur en Y, ce qui permet aussi de répartir la source lumineuse en deux points :

Adaptateur Y

Douille en Y (source : Home Depot).

Et voilà le résultat!

Grille_défilement_01

L’intérieur de la hotte est bien masqué, et la réflexion des deux ampoules à led est efficace : on a l’impression qu’il a cinq ou six lampes, et pourtant il n’y en a bien que deux.

Grille_défilement_03

Et une fois qu’on est assis, aucune lumière parasite ne vient gêner la vue, c’est tout juste si on voit que la hotte est allumée :

Grille_défilement_04

Maintenant, aux fourneaux!

Ambiance intimiste ce matin dans le métro

19 novembre 2010

Panne d'alimentation dans le métro montréalais

J’habite à Montréal et prends le métro pour aller travailler. Je sais, c’est bien banal. En tout cas, je croise tous les jours l’éclat bizarre des lampes à vapeur de mercure qui équipent encore les stations montréalaises : qu’elles soient à ballon fluorescent ou à verre clair, la STM (compagnie des transports locale) les a récemment changées et on se retrouve dans une ambiance trop brillante, artificielle et très « Expo 67 ».

Mais ce matin, c’était bien plus intimiste car il faisait tout sombre dans le métro : les trois quarts — et sans doute plus — des lampes étaient éteintes. Comme si seul l’éclairage de sécurité était encore vivant. Avec certains bouts de quai carrément dans la pénombre!

— Mais quelle en est la raison? ai-je demandé au premier agent rencontré.

Sa réponse :

— Problème d’alimentation. Si on ne fait pas ça, c’est tout le métro qui saute!

— Bon choix, lui ai-je spontanément répondu.

J’ai décidément adoré cet éclairage minimaliste parfait pour ceux qui ne sont pas du matin!

Des fleurs au parfum de mercure

21 octobre 2010

Fleurs fluocompactes (publicité Hydro-Québec)

L’autre jour en feuilletant le journal dans le métro, je suis tombé sur cette publicité — que j’ai vue sur le quai un peu plus loin, sous forme d’affiche.

J’aurais pu la trouver belle, poétique. Aurais-je dû?

En vérité je l’ai trouvée troublante. Très troublante. J’ai immédiatement ressenti un goût malsain dans la bouche pendant que j’imaginais mon sang se parer de reflets métalliques et s’empoisonner lentement…

— Car ces fleurs, en fait, ont un amer parfum de mercure.

Ces lampes « à économie d’énergie » ont envahi les magasins et les demeures. Le grand public commence tout juste à l’apprendre : ces jolis tubes fluorescents miniaturisés et torsadés contiennent en fait du… mercure. Oui, ce mercure si toxique qu’on a eu tant de mal à retirer d’objets aussi banals que les thermomètres et les piles.

Qui n’a jamais cassé une ampoule? Qui recycle ses fluocompactes qui durent à peine plus qu’une lampe classique malgré les promesses des fabricants?

Lorsque je vois cette publicité, lorsque je vois ces fleurs de verre et de plastique, je sais qu’un jour ou l’autre je respirerai leur parfum métallique…

Un peu de soleil dans les cavernes

27 août 2010

Je vais parfois voir quels mots-clefs ont amené mes visiteurs sur ce blogue. Deux recherches sont récurrentes : « lumens lux candelas » et « éclairage led spéléo ».
Ouf! j’ai un article pour la première, mais je devrai me mettre au boulot pour la seconde!

Sous les pavés, la Scurion

À défaut de comparatif sérieux et objectif, voici un court time-lapse qui donne une idée réaliste de l’éclairage d’ambiance et du spot offerts par une frontale spéléo, suisse et haut de gamme : la Scurion. Ces photos montrent les galeries étroites et sinueuses des carrières qui courent sous Paris (celles qu’on appelle improprement « catacombes », surtout quand on est touriste).


Sous Paris, la Vie
À propos de la musique : 604 de Brian Scott Bennett; Directional Space Music (BMI); compositeur : Brian Scott Bennett (BMI).

Frontale spéléo Scurion montée sur le casque Armour de Camp

Frontale spéléo Scurion montée sur le casque Armour de Camp
(casque loin devant ses concurrents en termes de légèreté et surtout de confort).

Différents modes d'une Scurion

Tête de la frontale spéléo Scurion,
avec l’une ou l’autre de ses multiples leds : spot, veilleuse ambre, niveaux de batterie, grand angle.

Scurion ou chandelle sur le casque?

Si vos finances le permettent, oubliez les frontales du (super)marché ou du Déca-Sport car elles manquent franchement d’optimisation : leds dépassées, faisceau étroit (qui oblige à tourner la tête continuellement, bien loin du confort de l’acétylène), régulation approximative, matériaux douteux, etc.

À moins de préférer les captrices de la dudulle à carbure ou d’être capable de bricoler soi-même la meilleure frontale du monde, pourquoi ne pas se tourner vers les spéléos qui en conçoivent pour les spéléos?

Citons quelques modèles semi-artisanaux :

  • Scurion : le top du top qui combine lumière d’ambiance façon acéto et tableau de bord façon navette spatiale.
    Pour les riches, les geeks et les photographes!
  • Ledlampe IV (TechTonique/Michel Demierre) : simple mais optimale, sans concession sur les lumens ni sur les fonctionnalités.
    Pour ceux qui ne voient pas pourquoi un éclairage à led devrait coûter plus cher qu’un éclairage à l’acétylène!
  • Viper Light : dans la lignée de la Scurion, plus compacte mais qui clignote aussi de partout; hélas! les forums en parlent peu…
    Pour ceux qui veulent la tester et m’en donner des nouvelles!
  • Stenlight : une frontale compacte et basique, malheureusement sans indication du niveau de décharge ni réelle protection des batteries lithium-ion.
    Pour les explorateurs urbains qui ne dépassent pas les quelques heures sous terre et pour les inconscients qui mettent la batterie dans leur casque (et je suis sérieux, certains le font — avez-vu toutes ces vidéos de batteries qui explosent lors d’un choc un peu fort ou d’un court-circuit?).

Et surtout, n’oubliez pas votre vieille Tikka comme lampe de secours!

Grand-père Alphide : de la camaille à l’hydro-électricité

18 juillet 2010

Il y a quelque temps dans une foire aux livres (tous les livres à un dollar!), je suis tombé sur un petit ouvrage artisanal tapé à la machine : l’Appel de minuit — Préliminaires : grand-père Alphide, publié au Québec dans le milieu des années 50 par L.-P. Tremblay sous le pseudonyme de Paul de Claver.

Intrigué, j’ai parcouru quelques lignes et j’ai tout de suite été séduit.

L'Appel de minuit - couverture et extrait

Le livre se compose d’une pièce de théâtre et de « préliminaires », ces derniers en constituant en fait le coeur et la partie la plus intéressante. Ils racontent la vie d’Alphide Tremblay qui a parcouru le Québec et y a développé plusieurs activités.

L’Appel de minuit est mal écrit mais touchant : style enfantin et naïf, maladresses grammaticales,… on dirait la rédaction scolaire d’un enfant de huit ans! En témoigne la toute première phrase, bancale :

L’APPEL-DE-MINUIT.

« Grand’Père Alphide »

Ce que vous allez lire au début de ce volume, sont les faits authentiques et vécus par celui dont le titre porte le nom: « GRAND’PERE ALPHIDE ».

Mais qu’importe le style! On a ici un récit brut — qu’on espère donc fidèle — du Québec au tournant du XXe siècle.
En voici quelques extraits qui nous permettent d’imaginer l’éclairage dans les régions québécoises à cette époque.

Nous sommes en 1873 à La Tuque (à peu près entre Québec et le lac Saint-Jean) :

6 ans: Le temps des classes, il faut s’y rendre pieds nus du printemps à l’automne, quelques fois jusqu’aux neiges, car ayant tout perdu il y a trois ans, mes parents n’étaient pas riches. A l’automne les jours sont courts, il faut bien étudier à la maison, comment résoudre ce problème? Alors c’est à la lueur rougeoyante du poële que j’essaie de le résoudre, ainsi je ménage la petite chandelle de suif. Un jour mon père ayant été loin, au village, apporta dans une boîte d’occasion, une lampe à l’huile . Quelle invention de génie de l’homme, une lampe à l’huile de charbon capable de nous éclairer le matin et le soir.
Cette nouvelle acquisition fut un grand sujet de curiosité pour tout l’entourage, car nous sommes les seuls à en posséder une. Les gens de passage, le soir devant chez nous, voyant une si grande lumière à travers les vitres, voilà que la curiosité les emporte; ils entrent et s’informent, franchement c’était merveilleux surtout pour nous les jeunes.

L’huile dont on parle ici est minérale (et non végérale ou de baleine) et il s’agit bien du fameux pétrole des « lampes à pétrole » qu’on appelle encore « lampes à huile » au Québec.

Quelques pages plus loin, l’auteur évoque un mode d’éclairage bien plus rustique et moins efficace (Alphide a dans les sept ans et il lui a fallu quitter l’école pour aider sa famille) :

Mon travail consiste à charroyer l’eau avec le gros boeuf noir attelé au joug par les cornes, de la rivière à l’écurie. J’utilise pour cela, une grosse tonne de sirop vide, ouverte du haut et solidement encerclée sur une bacagnolle; une fois cet ouvrage terminé, le soir il faut faire le ménage, alors mon père allume la camaille, (sorte de lumière que l’on fait avec une couenne de lard ou d’un ourlet d’étoffe).

Alphide est maintenant un adolescent plein d’entrain : il quitte La Tuque pour se rendre à Duluth dans le Minnesota et y trouver un travail. Il passe par Montréal et se rend à la gare Viger pour y prendre le train :

Cette gare n’a rien d’attrayant: la salle des pas perdus ne possède comme accomodation que des bancs de madriers, les planchers sont en proportion; sur le mur de petites lampes à l’huile accrochées à des clous et tout le long du mur jusqu’au plafond, une longue traînée noircie par la fumée.

Devenu adulte, Alphide exerce différents métiers dans les bois (bûcheron, trappeur,…) puis finalement retourne dans le nord où il devient grossiste et crée la première « maison de gros » à Hébertville Station au lac Saint-Jean.

Les cultivateurs demandent d’autres produits; après consultation avec mon frère Johnny qui travaillait de coopération avec moi, ainsi qu’un certain curé de la région, j’accepte de la Dominion Co. 20 tonnes de sirop des Barbades au prix de 26 cents le gallon. Par la suite un autre achat additionnel demanda du capital et cette fois non moins nécessaire ce fut l’éclairage; donc il faut de l’huile de charbon absolument.
J’achète alors à l’Imperial Oil 25 barils de 40 gallons qui me furent expédiés dans des barils de bois, mais dû aux conditions atmosphériques 50% de cette huile fut perdue, c’était le genre d’expédition qui se faisait dans le temps même aux endroits éloignés, ce fut alors tout un problème pour compenser ces pertes énormes il me faut donc faire des améliorations, plutôt les inventer, je me fis construire alors un réservoir d’acier carré renforci de barres d’acier aussi à l’intérieur, ce réservoir pouvait contenie 3000 gallons, mais là encore comment livrer cette huile aux marchands éloignés, je me fis construire 50 barils d’acier en grosse tôle galvanisée, d’une capacité de 50 gallons, le marchand en venant chercher d’autre huile faisait l’échange du baril.

La compagnie Imperial Oil ne pouvait comprendre comment je pouvais acheter tant d’huile et en faire la livraison sans perte dans des régions aussi éloignées, pour eux il devait y avoir anguille sous roche, un procédé ingénieux, donc ils dépêchèrent leur ingénieur sur les lieux afin de faire une étude de mon commerce d’huile.
Après information, celui-ci retourne à la compagnie avec son rapport et c’est de là que le baril d’acier parut sur le marché comme moyen efficace pour l’expédition de l’huile et plus tard de celui de la gazoline.

Bien après, aux alentours de 1900, l’hydro-électricité fait son apparition et permet de moderniser les industries locales.

Dans la même année, la récolte du foin fut abondante, l’année suivante la récolte manqua complètement dans le comté de Portneuf et Charlevoix, alors j’achetai une presse à foin, c’était une Hartel Victor, et nous voilà qui presse et nous expédions à mesure de 2 à 3 chars par semaine, ce fut ainsi jusqu’au mois de mai, le reste du temps la presse fut expédiée jusqu’à la Grande-Baie, et parla suite elle fit le tour du Lac St-Jean pour aider les cultivateurs.

Mais l’agrandissement d’Hébertville Station et de son entourage nécessite plus de développements. Il faut de la lumière électrique pour aider au développement de l’industrie. Je pris alors possession des chutes de la Belle Rivière à Hébertville Village soit à 6 milles d’Hébertville Station, j’en pris possession sous des droits d’esquater qui signifiait que loi passée en 1881 que toute personne qui fait du développement sur les terrains non chaînés de la province devenait propriétaire esquater (propriétaire Gratia et indéfini) alors je parcourus le comté pour prendre des parts au prix de $100.00 dollars chaque, j’en vendis pour $8,000.00 piastres ce qui permit les travaux préliminaires, mais il faut des dynamos, des transformeurs, la broche du courant et tous les accessoires utiles au bon fonctionnement d’un pouvoir hydro-électrique. La compagnie qui s’engageait à fournir ces moteurs et les autres marchandises demandait dans le temps $6,000.00 piastres comptant, c’est alors que je convoquai une assemblée d’urgence des actionnaires. Après discussion le secrétaire, Elzéar Ouellette, fut autorisé de solliciter le montant des banques; il se rendit à Chicoutimi et ensuite à Roberval pour nous apprendre au retour que les deux banques refusent le prêt. Une nouvelle assemblée fut convoquée et à l’occasion les membres donnèrent main levée à la Maison Tremblay et Frères de disposer de leur mieux afin de combler les pertes possibles. C’est alors que je me rendis auprès des autorités de la banque de Roberval. Après avoir entretenu une assez longue conversation, j’obtiens sous la garantie de la Maison Tremblay et Frères $3,000.00 dollars avec entente explicite d’obtenir trois autres mille  plus tard car la compagnie électrique exigeait le montant comptant.Donc à mon retour j’envoyais à la compagnie mon chèque au montant de $3,000.00 avec instruction d’expédier les marchandises, et la balance payable C.O.D. pour les trois autres mille .

Ce fut alors une grande joie parmi les gens d’Hébertville Station, et de tout l’entourage, car ils voient la possibilité d’obtenir la lumière électrique aussi les avantages qu’amèneraient ce nouveau développement pour la colonie naissante. « Apparence trompeuse » personne plus que moi-même peut réaliser le danger que comporte financièrement l’organisation d’une telle entreprise à travers une colonie dont l’argent manque si souvent; il est nécessaire d’utiliser toutes les notes de la gamme pour atteindre le but, faire face aux réclamations, à l’entretien et aussi à la finance; de par mon commerce j’en sais quelque chose. Vendre c’est beau lorsque nous ne sommes pas dans l’obligation de faire des échanges. Vendre à crédit lorsqu’il faut acheter comptant; j’eus toujours devant moi cette saison morte, ces hivers interminables, il me fallut donc accepter des échanges à peu près équivalents, ce qui n’est pas toujours facile, un jour je m’aperçus que mon hangar est rempli à craquer de quartiers de boeufs échangés pour des produits vendus de première qualité, non exposé comme le boeuf à des pertes surtout.

Quelques années et aventures plus tard :

Sans prendre de repos nous sommes retournés à Québec et de là nous prîmes le premier train de retour.

Dans l’intervalle le pouvoir électrique d’Hébertville Village allait d’avant, tout marchait rondement, et il fut mis en opération la même année; mais pour les deux premières années, le pouvoir marcha en déficit, et la troisième elle rapporta des profits substantiels aux actionnaires. Ce fut ainsi par la suite, toute l’installation finie et les imprévus construction, etc. elle coûta $16,000.00 piastres.

L’entourage, voyant d’un bon oeil les développements d’Hébertville, ce fut alors une sollicitation des habitants et parents de Grande-Baie d’entreprendre la construction d’un pouvoir électrique pour cet endroit. Ayant déjà eu l’expérience de ma première, je savais tout ce que comportait d’inconvénients cette deuxième entreprise. Sous leurs instances, je leur construisis un pouvoir qui coûta $26,000.00 pour la mettre en fonction; ce fut ma dernière oeuvre au Lac St-Jean.

C’est aux alentours de 1910 qu’Alphide, âgé d’environ 40 ans et lassé de ses activités d’entrepreneur, décide de créer un club privé de chasse et de pêche, et de développer le tourisme dans sa région.

Pour en savoir plus :

» Eugène Corbeil, premier curé de La Tuque
Citations de l’Appel de minuit et photos d’Alphide Tremblay

» L’Appel de minuit sur Open Library
Présentation du livre

» Télécharger L’appel de minuit de Paul de Claver, partie 1 (PDF)
» Télécharger L’appel de minuit de Paul de Claver, partie 2 (PDF)

Lumens, candelas et lux expliqués sous ma douche

29 avril 2010

Ampoule dans une ruelle à Montréal

J’y comprends rien!

— Dis papa, c’est quoi les lumens et c’est quoi la différence avec les candelas?

— Comme le dit si bien Wikipédia : « Par définition, 1 lumen correspond au flux lumineux émis dans un angle solide de 1 stéradian par une source ponctuelle uniforme située au sommet de l’angle solide et dont l’intensité vaut 1 candela ». Et « la candela est l’intensité lumineuse, dans une direction donnée, d’une source qui émet un rayonnement monochromatique de fréquence 540 ×1012 hertz (correspondant à une longueur d’onde dans le vide de 555 nm) et dont l’intensité énergétique dans cette direction est précisément 1⁄683 watt par stéradian. »

— PFFF, J’AI RIEN COMPRIS!

Alors on va tâcher d’être moins savant mais plus clair. Pour faire bref :

  • flux lumineux : les lumens indiquent la quantité totale de lumière émise par une source lumineuse, dans toutes les directions à la fois;
  • intensité lumineuse : les candelas désignent la quantité de lumière émise dans une direction donnée;
  • luminance : les candelas/m² permettent de rendre compte de la luminosité de la surface (par exemple, le filament d’une lampe à incandescence est très brillant, tandis que si l’ampoule est dépolie, on sera moins ébloui);
  • éclairement : les lux représentent la quantité de lumière reçue sur une surface, sans aucune indication de la source lumière elle-même (qui peut être aussi bien faiblarde mais proche que très puissante mais lointaine).
Voici l’astuce mnémotechnique d’un lecteur, Pascal Paoli :
  • Candela : C’est   dans cette direction.
  • Lumen : Dans toutes les directions parce que lu mène à tout.
  • Lux : Le luxe, c’est d’être bien éclairé.

Pour commencer…

Imaginons que tu es dans ta douche. Quand tu tournes le robinet, le pommeau diffuse des gouttelettes d’eau.

Imaginons que la lumière, c’est cette eau. L’obscurité, c’est quand ta douche ne crache pas une goutte; la lumière, c’est quand tu t’en reçois plein la face.

Lumens = quantité totale

Tu es d’accord qu’il peut sortir plus ou moins d’eau de ce pommeau de douche. Par exemple quelques gouttes qui vont à peine te mouiller, ou des litres et des litres et tu seras trempé(e) en deux secondes.

Appelons cette mesure les lumens.

Les lumens représentent donc la quantité d’eau qui sort du robinet. Si j’ouvre le robinet à moitié j’aurai 10 lumens, si je l’ouvre à fond j’aurai 20 lumens.

Candelas = quantité, mais pas pareil

Ce que les lumens ne nous disent pas, c’est quelle quantité d’eau tu auras sur la tête (et pas ailleurs).

Si tu as déjà pris une douche dans ta vie, tu as remarqué que certains pommeaux te balancent un jet super fin qui fait bien mal, et que chez d’autres gens tu as de l’eau qui part dans tous les sens et que c’est à peine si tu peux te laver les cheveux.

Et tu as peut-être toi-même un pommeau de douche avec plusieurs positions qui te permet de passer de l’une à l’autre de ces extrêmes. Et pourtant, tu as toujours la même quantité d’eau qui sort : dans un cas, tout va dans la même direction en un jet puissant; dans l’autre cas, tu as un nuage de gouttelettes sans direction précise.

Et c’est là qu’on va parler de candelas. La candela sera notre unité de mesure de l’eau envoyée dans une direction déterminée.

La candela ne va pas te dire si ta douche débite beaucoup ou pas au total : elle va te dire quelle quantité sort dans une direction donnée.

Tu es sous ta douche sous un jet fin : si tu ouvres la bouche dans la direction du jet, tu peux boire; mais tu n’es même pas mouillé si tu te mets à côté.
Maintenant sors dehors et mets-toi devant le gros arroseur automatique du jardin public à côté de chez toi. Tu sais, le gros truc qui arrose une large surface de gazon. Même si tu ouvres la bouche, tu vas seulement avoir un peu d’eau sur la langue, pas assez pour boire. Et ça quel que soit l’endroit où tu es autour de la buse qui crache l’eau, car l’eau est diffusée tout autour.

Et tu es d’accord qu’au total le gros arroseur débite plus que ta petite douche, mais au niveau de ta bouche ce n’est pas pour autant que tu reçois beaucoup d’eau. Par contre si on mettait toute cette eau en un seul jet, ça ferait un sacré Karcher!

On répète donc :
Lumens = quantité d’eau totale qui sort de la douche.
Candelas = quantité d’eau dans une certaine direction.

Lux = quantité reçue

Mais il y a un autre aspect qu’on n’a pas abordé. Si tu approches ta bouche du pommeau de douche, tu peux absorber toute l’eau. Si en revanche tu t’en éloignes, il y a seulement un peu d’eau qui va dans ta bouche, la majeure partie du jet coule autour de toi.

Eh bien on va appeler « lux » cette quantité d’eau reçue, qui dépend en fait des autres facteurs : combien d’eau ta douche débite, quelle est la forme du jet et à quelle distance tu en es. Si tu as une douche qui coule peu mais avec un jet précis et que tu mets ta bouche juste en dessous, tu recevras au final autant d’eau que si tu es sous le gros jet de l’arroseur automatique.

Donc si tu me dis « j’ai reçu 10 lux dans la bouche », ça ne me donne aucune idée de quelle source tu les as eus : un petit jet fin ou un gros jet diffus dont tu n’as absorbé qu’une infime partie. Mais je sais quelle quantité tu as bue.

Indice de rendu des couleurs, température de couleur, c’est quoi ça?

Ça, on en parlera une autre fois! Considère que c’est un peu comme  le « goût » de l’eau, ça rien à voir avec la quantité. Ce qui ne m’empêche pas de mettre une photo pour faire joli :

Lampe de bureau à tubes fluorescents

Retour à la lumière

Relis ce que j’ai écrit mais en l’appliquant à la lumière, en imaginant une lampe et des « grains » de lumière à la place de l’eau.

Les lumens (lm) indiquent le flux lumineux, c’est-à-dire la quantité de lumière totale émise par une lampe, mais sans préciser comment cette lumière est répartie. Une ampoule classique de 40 W offre environ 500 lumens, une ampoule de 100 W dépasse les 1600 lumens.
Cette mesure est toutefois bien pratique pour déterminer la luminosité réelle d’une source de lumière « nue ». Tu sais par exemple qu’une led de 200 lumens éclaire comme deux leds de 100 lumens (oui, les lumens s’ajoutent, même si notre œil perçoit l’écart entre 100 et 200 lumens comme assez minime et non comme « deux fois plus fort »).

Le flux lumineux en lumens permet également d’évaluer l’efficacité (ou le rendement) de cette source : une ampoule à incandescence produit environ 20 lumens par watt (20 lm/w) tandis que les dernières générations de leds dépassent allègrement les 100 lumens par watt (100 lm/w). Pour une même quantité de lumière, la led consomme donc cinq fois moins d’électricité que l’ampoule classique.

Les candelas (cd) correspondent à l’intensité lumineuse, la quantité de lumière émise dans une direction donnée. C’est pour cela qu’on trouve des lampes qui vantent le million de candelas : c’est comme un jet très puissant, mais au final il n’y a pas tellement de lumière qui est émise par l’ampoule; c’est juste que cette lumière est très canalisée.
Pour mes phares de voiture par exemple, peu m’importe la mesure en lumens : ce sont les candelas qui m’intéressent car je veux savoir quelle quantité de lumière j’aurai sur la route, devant moi.

Les deux graphiques ci-dessous montrent la répartition lumineuse de deux lampes différentes :

  • à gauche, toute la lumière est dirigée vers le bas dans un angle de 30°;
  • à droite, la lumière est diffusée autour de la lampe et surtout sur les côtés.

Graphiques d'intensité lumineuse (Thorn Lighting)

Plafonnier Invincible II avec diffuseur prismatique de Thorn
© Thorn (www.thornlighting.fr)
Applique Garbo de Thorn

Autrefois on exprimait la quantité de lumière émise en « bougies » (dont est dérivée la candela) qui est en fait une unité d’intensité et non de flux, ce qui avait du sens parce que toutes les sources émettaient la lumière de la même façon, c’est-à-dire tout autour d’elles sauf à la base (mèche pour les lampes à flamme, culot pour les ampoules électriques) et qu’on pouvait donc comparer les flux en comparant les intensités. Mais maintenant qu’on a des « jets » de lumière de formes différentes, on préfère distinguer les deux mesures.

Parlons maintenant de la luminance. Regarde une ampoule de 60 W claire (verre transparent) : tu es ébloui, le filament est très brillant. Prends maintenant une ampoule qui éclaire autant mais dont le verre est dépoli : le flux est le même (par exemple 800 lumens) et l’intensité lumineuse est la même (les deux ampoules éclairent toutes deux de manière uniforme autour du filament, avec une ombre portée au niveau du culot). Qu’est-ce qui change alors? Réponse : tu seras moins ébloui par l’ampoule dépolie car sa luminosité est répartie sur une plus grande surface. C’est alors qu’on va parler de luminance, qu’on exprime généralement en candelas par mètre carré, ou cd/m² (on aurait tout aussi bien les exprimer par centimètre ou millimètre carré). Plus il y a de candelas émis pour une surface donnée, plus celle-ci est éblouissante.

Et les lux? Les lux (lx) sont l’unité de l’éclairement et me permettent de savoir si ma table de travail est bien éclairée. Tu peux me dire que ma lampe fait 4000 lumens, mais si j’en suis à 1 mètre j’aurai bien plus de lumière que si j’en suis à 10 mètres. Ce qui m’intéresse c’est la lumière que je reçois sur ma table, peu m’importe la quantité totale de lumière émise par la lampe.

L’exemple ci-dessous montre une carte de la répartition des mesures d’éclairement dans un bureau. On voit que l’espace de travail est plus éclairé que le reste de la pièce.

Flux lumineux

Par ailleurs, certains marchands de lampes expriment la puissance lumineuse de leurs produits en lux. Il est évidemment nécessaire dans ce cas de spécifier la distance entre la source et le point de mesure (sinon ça n’a aucun sens) et idéalement de préciser l’étendue de cette surface.

Pour indiquer la puissance d’une lampe, pourquoi alors utiliser les lux plutôt que les candelas, plus appropriés? Plusieurs raisons à cela :

  • un luxmètre ne coûte pas grand chose et la mesure est très facile à prendre (on s’éloigne à la distance voulue et on dirige la cellule du luxmètre vers la source lumineuse, puis on lit la valeur à l’écran — c’est tout!);
  • une valeur en lux est plus parlante pour beaucoup de monde (200 lux sur une table de cuisine, 400 lux sur un plan de travail, etc. : les repères abondent dans la vie courante); des fabricants de lampes de mine citent par exemple 2500 lux à 4 pieds, distance habituelle de travail qui parle aux professionnels concernés (un ami mineur au Québec me racontait justement que « dans les mines c’est comme cela que ça fonctionne, on met la lampe dans un cylindre et au bout il y a un capteur qui nous donne le résultat en lux; chaque mine a un luxmètre, mais personne ne l’utilise vraiment. »);
  • attention marketing douteux! si on prend la mesure d’une lampe torche à 1 cm de la tête, on peut vendre des chiffres impressionnants comme « 100 000 lux » — même si la lampe est miteuse!

Le verre selon Tiffany, jusqu’au 2 juin à Montréal

3 avril 2010

Il vous reste un mois pour découvrir l’exposition

Tout le monde connaît les lampes de Louis C. Tiffany — ou au moins les reproductions modernes qu’on voit partout.

Mais le Musée des beaux-arts de Montréal vous invite à un plus grand voyage en vous initiant à l’ensemble du travail du célèbre verrier : lampes de toutes sortes bien sûr, mais aussi splendides vitraux que vous pourrez admirer aussi bien de près que de loin, vases irisés, objets délicats et autres peintures ou esquisses.

Lampes Tiffany

Louis C. Tiffany (1848-1933)
Lampe Pond-lily [Nénuphars]
Vers 1902-1920
Bronze, verre
H. 54,5 cm ; D. 28,5 cm
Musée des beaux-arts de Montréal
Collection Liliane et David M. Stewart
D94.177.1a-m
Photo MBAM
Louis C. Tiffany (1848-1933)
Lampe Wisteria [Glycine]
Dessin de Clara Driscoll (1861-1944)
Vers 1901-1902
Verre, plomb, bronze
H. 68,6 cm ; D. 47 cm
Virginia Museum of Fine Arts, Richmond
Gift of Sydney and Frances Lewis
Photo Katherine Wetzel © Virginia Museum of Fine Arts

Prenez votre dose de beauté!

Pour qui ne s’attarde généralement pas sur les œuvres d’un musée, l’exposition peut paraître trop petite; en revanche, pour qui aime contempler chaque objet et s’en imprégner, la visite sera d’une durée idéale, évitant la saturation.

Les lampes sont bien mises en valeur : les ampoules sous-voltées recréent l’ambiance feutrée des années 1900-1920 tandis que certaines salles plus éclairées vous autorisent à tourner autour des pièces de collection. Vases et bibelots jalonnent le parcours de l’exposition de telle manière que vous passerez de l’un à l’autre sans vous lasser, en étant toujours surpris et en poussant de temps à autre un « ah! » ou un « oh! » de ravissement. La salle des vitraux vous subjuguera d’une autre manière, que vous vous éloigniez ou vous approchiez des murs de lumière.

Les explications appuient la collection d’objets sans s’y substituer et les collaborateurs les plus célèbres de la maison Tiffany sont cités. Bref, un bon dosage de textes intéressants que l’on peut toujours compléter par l’achat d’un livre en sortant (ah!… la boutique de fin d’exposition et ses bacs remplis de colifichets!).

En bref, le Verre selon Tiffany m’a subjugué. J’ai découvert un nouvel univers et mes doutes se sont confirmés : l’art de Tiffany se voit et se vit en vrai, pas en photos. Courez prendre votre dose de beauté!
Lampes Tiffany

Louis C. Tiffany (1848-1933)
Lampe de bureau
Vers 1900-1910
Carreaux de verre turtleback, bronze, cabochons de verre moulé-pressé
29,8 × 16,5 cm
New-York Historical Society
Gift of Dr. Egon Neustadt
Louis C. Tiffany (1848-1933)
Lampe Cobweb [Toile d’araignée]
Dessin de Clara Driscoll (1861-1944)
Vers 1902
Verre, plomb, bronze, mosaïque de verre
H. 74,9 cm ; D. 50,9 cm
Virginia Museum of Fine Arts, Richmond
Gift of Sydney and Frances Lewis
Photo Katherine Wetzel © Virginia Museum of Fine Arts

Renseignements bien pratiques

Jusqu’au 2 mai 2010
Musée des beaux-arts de Montréal
1379, rue Sherbrooke Ouest, Montréal

Mardi : 11 h à 17 h
Mercredis, jeudi, vendredi : 11 h à 21 h
Samedi et dimanche 10 h à 17 h
Fermé le lundi, demi-tarif le mercredi

http://www.mbam.qc.ca/tiffany/

L’Heure pour la Terre : une heure aussi pour soi?

25 mars 2010

Bougie (pour l'Heure pour la Terre)

L’Heure pour la Terre, tous les médias en ont parlé; il s’agit de montrer son soutien contre les changements climatiques en posant un geste simple et symbolique : éteindre l’éclairage électrique pendant une heure. Demain samedi 27 mars, particuliers et collectivités sont donc invités à couper leurs lumières entre 20 h 30 et 21 h 30.

Je doute que s’éclairer aux chandelles ou à l’huile de colza — et a fortiori au pétrole ou à l’huile de baleine — soit une solution écologique.

J’y vois plutôt une invitation à réfléchir sur toutes ces dépenses énergétiques censées nous apporter du confort, mais qui ne nous rendent pas plus heureux — au contraire. On blâme les climatiseurs installés aux fenêtres, pourtant de nombreuses personnes ne supportent pas la chaleur estivale : oui les climatiseurs consomment de l’énergie, mais c’est justifié. En revanche, les trois couches d’emballage des gâteaux Igor, l’essence brûlée par les véhicules exclusivement urbains, tout comme les rangées de tubes fluorescents allumés toute la journée dans les édifices ou les autobus (puisqu’on parle de lumière) : quel en est l’avantage? Les gâteaux seraient plus vite ouverts avec un seul plastique, les taxis feraient des économies en roulant à l’électricité, et nos soirées seraient bien plus relaxantes si on les passait sous une lumière tamisée après avoir profité d’un éclairage véritablement naturel durant le jour.

Demain, éteignez vos lampes et courez compter les étoiles filantes!