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L’Heure pour la Terre : une heure aussi pour soi?

25 mars 2010

Bougie (pour l'Heure pour la Terre)

L’Heure pour la Terre, tous les médias en ont parlé; il s’agit de montrer son soutien contre les changements climatiques en posant un geste simple et symbolique : éteindre l’éclairage électrique pendant une heure. Demain samedi 27 mars, particuliers et collectivités sont donc invités à couper leurs lumières entre 20 h 30 et 21 h 30.

Je doute que s’éclairer aux chandelles ou à l’huile de colza — et a fortiori au pétrole ou à l’huile de baleine — soit une solution écologique.

J’y vois plutôt une invitation à réfléchir sur toutes ces dépenses énergétiques censées nous apporter du confort, mais qui ne nous rendent pas plus heureux — au contraire. On blâme les climatiseurs installés aux fenêtres, pourtant de nombreuses personnes ne supportent pas la chaleur estivale : oui les climatiseurs consomment de l’énergie, mais c’est justifié. En revanche, les trois couches d’emballage des gâteaux Igor, l’essence brûlée par les véhicules exclusivement urbains, tout comme les rangées de tubes fluorescents allumés toute la journée dans les édifices ou les autobus (puisqu’on parle de lumière) : quel en est l’avantage? Les gâteaux seraient plus vite ouverts avec un seul plastique, les taxis feraient des économies en roulant à l’électricité, et nos soirées seraient bien plus relaxantes si on les passait sous une lumière tamisée après avoir profité d’un éclairage véritablement naturel durant le jour.

Demain, éteignez vos lampes et courez compter les étoiles filantes!

Un film plein d’ampoules : la Cité de l’ombre

1 mars 2010

À l’heure du retrait progressif des ampoules « classiques », voici un film qui les met à l’honneur : la Cité de l’ombre (City of Ember).

La Cité de l'ombre - City of Ember

Film américain réalisé en 2007 par Gil Kenan
Sortie sur les écrans : fin 2008
Avec Bill Murray, Tim Robbins, Saoirse Ronan, Harry Treadaway
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L’histoire en quelques mots

Pour sauver l’humanité
On bâtit une ville souterraine
Faite pour durer pendant 200 ans…

Mais voilà, les 200 ans sont écoulés : le générateur qui alimente les millions d’ampoules nécessaires à la vie de la cité d’Ember est quasiment hors d’usage et les pannes de courant sont de plus en plus fréquentes. Quitter Ember est tout simplement inimaginable; pourtant deux adolescents devront découvrir le secret de la ville et trouver le moyen de s’en échapper avant que le générateur ne s’arrête définitivement…

Aperçu du film

Le déroulement du film est classique et offre au final assez peu de surprises. En revanche la ville est présentée sous ses multiples facettes (rues, maisons, serres, édifices administratifs, etc.) et le spectateur s’y retrouve parfaitement immergé. On en vient petit à petit à comprendre comment fonctionne Ember, à quoi elle ressemble et quelle en est la culture.

Le film séduit surtout au travers de son ambiance ambrée qui rappelle le génial  Delicatessen de Jeunet & Caro, avec une touche de steampunk plein de rouille et de machinerie lourde. En effet, les habitants vivent en permanence sous un ciel doré de milliers (si ce n’est de millions) d’ampoules à incandescence :

Ciel d'Ember vu de la ville

Ciel d'Ember vu de la ville

… Et toutes ces lumières vues d’en haut :

Ciel d'Ember vu d'en haut

Ciel d'Ember vu d'en haut

(Oups! un quart de la ville vient de s’éteindre suite à une panne du générateur…)

On retrouve les lampes puissantes et les tubes fluorescents dans les bâtiments fonctionnels tels que le bureau des messagers ou la salle de contrôle des tuyauteries :

Messagers d'Ember

Salle des machines

Toutes ces ampoules, c’est beau!

L’histoire débutant dans un futur proche, on aurait logiquement pu s’attendre à ce que la cité soit illuminée par quelques lampes puissantes de dernière génération. Eh bien non, point de leds ni de HID : on a plutôt une gigantesque trame d’antiques ampoules à filament de carbone pour éclairer la ville et les maisons. Très peu efficace, mais tellement plus poétique!

Nos bonnes vieilles ampoules (paraît-il polluantes) sont aujourd’hui progressivement remplacées par les ampoules fluocompactes dites « économiques » (paraît-il meilleures pour l’environnement, et pourtant pleines de mercure, de métaux lourds et de plastiques). Les salons quittent petit à petit leur teinte chaude et réconfortante au profit d’une lumière plus froide et moins naturelle, incitant les amateurs d’ambiances feutrées à faire leurs stocks ou à se tourner vers des sources alternatives : lampes halogènes, bougies, etc.

Si un film d’anticipation nous présente un avenir plein de lampes à incandescence, n’est-ce pas l’aveu que celles-ci nous manquent déjà?…