Des leds pour éclairer les rues

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Lampadaire à vapeur de mercure

Une étude américaine initiée par la ville de Pittsburgh a montré que les leds et les lampes à induction étaient une solution économique et écologique pour l’éclairage urbain. Les leds, vous les connaissez : ce sont ces toutes petites « ampoules » qu’on commence à voir partout (en fait un semi-conducteur, c’est-à-dire un composant électronique, capable d’émettre de la lumière); les ampoules à induction utilisent la fluorescence sur le même principe que les tubes fluorescents (« tubes néon »)  ou les fluocompactes, à ceci près que la source d’énergie est un champ magnétique et non un arc électrique.

Ces sources sont plus coûteuses à fabriquer et leur impact sur l’environnement est plus grand — surtout s’il s’agit de refaire toute l’installation —, toutefois l’étude montre que la stratégie est payante à long terme puisqu’on économise sur la consommation électrique et le taux de remplacement des lampes.

C’est évidemment une bonne nouvelle pour les citoyens et la planète. Mais on oublie ceci : la lumière des leds et des lampes à induction est aussi bien plus belle que celle des lampadaires qu’elle remplace. Le rendu des couleurs est très bon voire excellent, la lumière apparaît neutre ou chaude (notamment avec l’induction). La teinte orange artificielle des lampes au sodium qu’on voit partout disparaîtra en même temps que celle, cadavérique, des lampes à mercure (image ci-dessus).

Le dehors sera donc aussi joliment éclairé que le dedans, augmentant ainsi la convivialité et l’impression de sécurité. Pittsburgh se targue d’être la ville la plus agréable à vivre des États-Unis : chouette!

Pour en savoir plus :
» Des Led dans la ville, le meilleur choix pour l’éclairage urbain (sur Futura-Sciences)
» A Bright, Green Idea for Pittsburgh (PDF, communiqué de la ville de Pittsburgh)

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7 Réponses to “Des leds pour éclairer les rues”

  1. Controleman Says:

    Sur la rue Saint-Patrick (près de Allez-Up), il y a une sorte différente d’éclairage pour les lampadaires, mais je ne pourrait pas dire si c’est des leds ou non..

  2. Cavannus Says:

    Ce sont sans doute des lampes au sodium blanc (belle lumière dorée) ou aux halogénures métalliques (teintes variables), qui offrent un bon rendu mais ne sont pas très efficace. J’irai voir ça!

    Pas loin, à côté du Silo no 5, le parking du petit silo est éclairé avec des lampes à induction. Le rendu est excellent, c’est ce qui m’a convaincu de la viabilité de la solution.

  3. Monsieur Ara Says:

    A signaler une entreprise allemande sise à Berlin qui commercialise des LED donnat la lumière exacte de l’incandescence par le gaz pour une consommation d’énergie évidemment bien moindre. Voir
    http://www.gaslight.de/index.php
    site seulement en allemand. C’est peut-être une bonne chose pour des installations neuves, mais remplacer des candélabres à gaz existants (dont le nombre dépasse les 40 000 à Berlin et les 90 000 sur l’ensemble de la RFA) pourrait s’avérer bien coûteux, sans parler de la perte des qualités conviviles et charmantes de la lumière authentique du gaz.

  4. Cavannus Says:

    Merci pour cette info! Le concept est intéressant, cela donne un look vraiment rétro aux lampadaires et me paraît parfait pour les rues piétonnes dans les anciens quartiers urbains.

    Cela dit j’ai quelques doutes pour ce qui est de vraiment remplacer la lumière au gaz :
    – la teinte des leds « chaudes » (3000-2700 K) paraît artificielle et se rapproche de celle d’un tube fluo (teinte qui tire vers l’orangé) plus que d’un manchon (teinte qui tire vers le blanc-jaune, ou le verdâtre pour les manchons anciens);
    – le léger scintillement (qu’on observe surtout les jours de vent) fait partie du plaisir de la lampe à gaz, lampe vivante à flamme;
    – le grand public n’identifie déjà pas spontanément les réverbères à gaz comme tels (je l’ai vécu à chaque fois que je passais avec des amis dans une petite rue de Montréal entièrement éclairée ainsi), alors si on leur met de faux manchons à leds, pour eux il s’agira simplement de lampadaires électriques « à l’ancienne ».

    Ce qui n’empêche pas de préférer ces jolies lampes aux hideux modèles au sodium! Je vois toutefois une tendance émerger, celle de revenir aux lumières « façon incandescence » dans les lieux conviviaux. Je pense par exemple à la rue St-Laurent à Montréal ou à un petit village en France entièrement éclairé aux iodures métalliques.

  5. Monsieur Ara Says:

    Dans le cas des LED développés par (ou pour) M. Braun (il s’agit du patron de la société citée plus haut), la couleur est étudiée pour imiter vraiment celle des manchons à incandescence. Quant à l’indifférence réelle ou supposée des passants pour l’éclairage au gaz, je peux citer une anecdote: des amis allemands qui habitaient un quartier éclairé au gaz de Francfort n’avaient jamais prêté attention au réverbère installé devant leur fenêtre. Quand je leur ai dit qu’il s’agissait d’un éclairage au gaz, ils ont rétorqué que « le néon, c’était en effet un gaz », tellement ils n’arrivaient pas à réaliser qu’ils habitaient à 3 mètres d’un appareil hors du commun fonctionnant au gaz naturel.

  6. Cavannus Says:

    Je veux bien croire que la température de couleur soit la même et que les lumières soient très proches, de la même façon qu’on simule très bien les ampoules à incandescence avec les lampes à décharge (sodium blanc ou halogénure). Cela dit, il restera à mon avis une différence perceptible à l’oeil nu, ne serait-ce que parce que l’indice de rendu de couleur est nécessairement différent.

    L’anecdote du « néon bec de gaz » est drôle! En fait les passants ne s’attendent pas à trouver des réverbères au gaz dans les rues, et voient encore l’éclairage au gaz comme à peine plus puissant qu’une chandelle, si bien qu’ils croient difficilement que ces lampes brillantes qu’on leur montre ne sont pas électriques — expérience vécue avec des amis dans cette petite rue Ste-Hélène de Montréal : j’ai dû les faire approcher et leur montrer le scintillement des manchons cassés pour leur faire admettre que ce n’étaient pas des ampoules!

    C’est ce qui fait aussi le succès des becs papillon récents au gaz naturel, comme éclairage décoratif : ils donnent une longue mais pâle flamme scintillante qui n’a rien à voir avec celle d’il y a cent ans, mais au moins tout le monde l’identifie comme étant au gaz!

  7. Paterson Says:

    En Europe; le concepts à déjà était appliquer à titre de teste.
    Les résultats sont très prometteurs d’ici les années à venir.

    Non seulement; la consommateur est réduite; la longévité est poursuivie. Mais aussi; il devient possible d’appliquer la teinte de lumière voulue selon l’humeur; voir l’environnement voulue.

    Un avenir prometteur pour ces petites Électrodes.

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